Nouvelles fouilles archéologiques de l’Inrap au Mont Saint-Michel

“De nouvelles fouilles archéologiques au Mont-Saint-Michel permettent d’en préciser l’histoire. Dans le cadre des travaux de restauration menés au Mont-SaintMichel, l’Inrap réalise des opérations archéologiques, sur prescription de l’État (Drac Normandie), depuis 15 ans.

En 2005, une équipe de l’Inrap avait mis au jour de nombreux moules en schiste destinés à la fabrication d’enseignes de pèlerinage, à l’emplacement d’un atelier de production daté des XIVe -XVe siècles, près de l’entrée de l’abbaye. La variété et la qualité de ces pièces en font aujourd’hui une collection de référence en archéologie médiévale.
En 2011, les archéologues ont révélé les vestiges d’une tour des fortifications, la tour Denis, ouvrage édifié vers 1479 et détruit en 1732.
En 2015, d’anciennes maisons, donnant sur la grève et détruites en 1368, ont été étudiées. Dans l’abbaye, l’Inrap a suivi plusieurs chantiers de restauration conduits par l’architecte en chef des Monuments historiques dont les opérations importantes menées sur la Merveille, sur l’ancienne Hôtellerie de Robert de Torigny et sur les Logis abbatiaux.
Aujourd’hui, la recherche des fortifications et de la porte du XIIIe siècle a permis la découverte, inattendue, du cimetière paroissial.
Les fortifications disparues du XIIIe siècle
Dans le cadre des travaux de réfection des réseaux menés par la commune du Mont-Saint-Michel, les archéologues de l’Inrap recherchent aux abords de l’église paroissiale, la fortification du XIIIe siècle et la porte du village, mentionnés dans un texte du XVe siècle : « Ledit d’Estouville et les moynes les firent renforcer l’an 1425, auquel temps la porte de la ville fut changée, estant vis-à-vis de l’église paroissiale, elle fut mise là où elle est à présent ». En 1204, les Bretons, alliés de Philippe-Auguste, roi de France, font le siège du Mont-Saint-Michel et mettent le feu au village et à l’abbaye : « le tout fut facile à faire aux Bretons, car la ville n’estoit point close de muraille mais de pallis de bois seulement ». En 1256, sous l’impulsion de l’abbé Richard Turstin, une nouvelle enceinte en pierre est édifiée.
C’est cette enceinte, arasée depuis, que les archéologues pensent avoir décelée sous la forme d’une large tranchée de récupération. Située dans l’axe du rempart conservé au sud de la tour Nord, cette tranchée opère un retour à angle droit vers l’ouest, marquant une chicane qui pourrait indiquer l’emplacement de la porte.
Un cimetière où on ne l’attendait plus
Mais les travaux ont également révélé la présence du cimetière paroissial, pensé détruit par l’installation des réseaux en 1913. À l’origine, ce cimetière s’étendait sur un rayon de 30 m environ autour de l’église. Au moment de l’édification de la muraille de Turstin, le village semble se rétracter et une partie de ce cimetière est abandonnée. Abimée, tronquée, bouleversée par les aménagements postérieurs, la trentaine de sépultures sauvegardées permet cependant aux anthropologues de recueillir de précieuses informations sur l’organisation des inhumations.
Des datations au carbone 14 et des études archéo-anthropologiques permettront une meilleure datation et la détermination de l’âge, du sexe et des éventuelles maladies ou carences des défunts. Ces données offriront ainsi un aperçu de la population du village du Mont-Saint-Michel avant le XIIIe siècle.
Par ailleurs, le cloître de l’abbaye va faire l’objet de travaux visant à retrouver les niveaux d’origine des sols, exhaussés lors d’une phase de restauration. La fouille et l’étude de bâti menées à cette occasion documenteront l’état initial du cloître et ses éventuelles évolutions.
Les études archéologiques menées au Mont-Saint-Michel par l’Inrap depuis 2001 abordent des aspects effleurés par les études historiques. Touchant à la fois l’abbaye, le village et les fortifications, elles permettent de renouveler et préciser l’histoire riche et mouvementée du Mont.”

( Communiqué INRAP )

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CALAIS Un cimetière et une église du IXe siècle sous l’ancien hôpital

CALAIS Un cimetière et une église du IXe siècle sous l’ancien hôpital
Depuis lundi, l’équipe du service archéologique de la communauté d’agglomération Cap Calaisis travaille sur le site de l’ancien hôpital. Sous l’ancien parking des médecins, elle a découvert les vestiges d’un cimetière et pense avoir trouvé les fondations de l’église originelle Saint-Pierre remontant au milieu du IXe siècle

« Nous voici au cœur du Calais historique ! », lâche heureux Karl Bouche, responsable du service archéologique de Cap Calaisis, les pieds sur le marquage des tombes. Son équipe a découvert le cimetière du village de pêcheurs, Pétresse, qui est à l’origine du quartier Saint-Pierre et date du milieu du IXe siècle aussi loin que remontent les données existantes.

Sa collègue, assise au bord d’une tombe, reproduit sur son carnet les différentes couches stratigraphiques de la terre. Elle est capable grâce à une planche de cercueil de retracer l’assemblage des clous et donc le mode d’assemblage du cercueil qui permet lui d’effectuer une datation. La position des squelettes dans les tombes aide aussi. « Elle pourra ensuite connaître grâce aux couches stratigraphiques les perturbations modernes qui ont fait disparaître une partie des vestiges », indique Karl Bouche.

Une centaine de tombes

Le cimetière serait grand d’un hectare. Le démantèlement de ce cimetière s’est fait partiellement si bien qu’en creusant jusqu’à 1,70 m de profondeur, il est encore possible de découvrir des tombes ; il y en aurait une centaine en totalité. « On espère trouver des traces qui remontent à avant le IX e siècle », commente le responsable du service archéologique.

Le diagnostic que réalise son équipe vise à… lire la suite sur Un cimetière et une église du IXe siècle sous l’ancien hôpital –
( La Voix du Nord )

Le passé comme marchandise

C’est entre consternation et hilarité que celles et ceux qui s’intéressent à l’histoire de France, à ses usages et à ses manipulations, ont regardé l’arrivée solennelle le dimanche 20 mars 2016, au parc d’attraction vendéen, le bien nommé Puy du Fou, d’une bague qui aurait appartenu à Jeanne d’Arc. Acquis pour la somme de 377.000 […]

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Le passé comme marchandise